Un jeu à réalité augmentée, testé au CHU de Dijon sur des patients atteints d’Alzheimer

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A la base du projet MAAMI, une équipe de chercheurs bourguignons réunis pour développer un jeu visant à faire reculer les troubles moteurs des patients atteints de la maladie d’Alzheimer

Le projet est porté par des académiques reconnus

Le Pr. France Mourey, membre de l’unité INSERM U1093 Cognition, Action et Plasticité Sensorimotrice (CAPS) de l’université de Bourgogne conduit depuis 2012 le projet MAAMI (Maladie d’Alzheimer et Apprentissage Moteur Implicite) avec une équipe pluridisciplinaire constituée de chercheurs en médecine, psychologie cognitive, informatique et sociologie. Soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), le projet vise à mieux comprendre les processus mis en cause dans l’altération des capacités motrices.

C’est pourquoi, l’équipe a imaginé des outils et des méthodes de rééducation ludiques basés sur la réalité virtuelle et la musique. En agissant tôt dans l’avancement de la maladie et en entraînant le patient de manière régulière, l’objectif est de ralentir les symptômes et, ainsi, permettre aux malades de conserver leur mobilité plus longtemps.

Un jeu ludique permettant de lutter contre l’ennuie et d’améliorer la motivation

Les patients participant aux essais cliniques visant à tester le jeu font part de leur intérêt pour cette activité ludique qui permet de « lutter contre l’ennuie » et de stimuler leur motivation. En effet, armés de lunettes 3D le joueur doit recueillir des pommes et des cerises face à un écran qui est pour le moment un prototype purement scientifique mais qui n’en reste pas moins amusant.

Cette vidéo permet de mieux comprendre les enjeux et les bénéfices de ce projet :

D’autres jeux visant la rééducation physique et cognitive des patients atteints de la maladie d’Alzheimer font actuellement l’objet d’essais clinique à l’image du jeu X-TORP développé par le Groupe GENIOUS en partenariat avec le CHU de Nice.

Clémentine Espinasse

Clémentine Espinasse

Diplômée de Sciences Po et de l'école de commerce Audencia, j'ai longtemps travaillé dans le milieu de la santé publique hospitalière. Aujourd'hui, je suis attachée à montrer le bénéfice patient procuré par les jeux vidéo thérapeutiques.
Clémentine Espinasse

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